Cocons de ver à soie en cours de dévidage et métier à tisser la soie

La soie : tout savoir sur cette fibre naturelle, du ver à soie au tissu

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Fine, lumineuse, légère et reconnaissable entre toutes, la soie occupe une place particulière dans l’univers textile. Utilisée depuis plusieurs millénaires, elle traverse les époques et les usages : vêtements, haute couture, lingerie, accessoires, décoration, couture d’ameublement et fabrication d’abat-jour.

Mais derrière le mot « soie » se cachent des étoffes extrêmement différentes. Une mousseline de soie, un taffetas, un crêpe, un pongé ou un satin n’ont ni le même aspect, ni le même tombé, ni les mêmes usages.

Et surtout, la soie possède une origine fascinante : avant de devenir un tissu, elle est un filament produit par une chenille, le ver à soie.

Comment passe-t-on d’un cocon à une étoffe ? Comment la soie est-elle filée, teinte puis tissée ? Quelle soie choisir pour confectionner un vêtement, un rideau, un coussin ou un abat-jour ? Pourquoi certaines soies sont-elles beaucoup plus délicates à travailler que d’autres ?

Voici un guide complet pour mieux comprendre cette matière textile exceptionnelle.

Qu’est-ce que la soie ?

Contrairement au coton, au lin ou au chanvre, la soie n’est pas une fibre végétale. Il s’agit d’une fibre naturelle d’origine animale. La soie cultivée provient principalement du Bombyx mori, le bombyx du mûrier.

Ce papillon est élevé depuis des millénaires pour sa chenille, communément appelée ver à soie. Pour fabriquer son cocon, cette chenille sécrète un filament extrêmement fin qu’elle enroule progressivement autour d’elle. C’est ce filament qui deviendra, après de nombreuses opérations, le fil utilisé pour fabriquer les étoffes de soie.

La structure particulière de la fibre lui confère plusieurs caractéristiques remarquables :

  • une très grande finesse ;
  • de la souplesse ;
  • une bonne résistance malgré sa légèreté ;
  • un toucher particulièrement doux ;
  • des reflets caractéristiques lorsque la lumière rencontre l’étoffe.

La soie est une fibre, pas un tissu

C’est une distinction essentielle. La soie désigne la fibre textile et non un tissu particulier. À partir de cette même fibre, il est possible de fabriquer des étoffes extrêmement différentes.

C’est exactement le même principe que pour le coton : une popeline, un denim et un satin de coton peuvent tous être composés de coton sans avoir le même aspect ni les mêmes propriétés. Avec la soie, on peut notamment obtenir :

  • du satin ;
  • du crêpe ;
  • de la mousseline ;
  • de l’organza ;
  • du taffetas ;
  • du pongé ;
  • du twill.

La composition indiquée sur une étiquette ne suffit donc pas à comprendre comment se comportera un tissu. Son tissage, son poids, sa densité, la préparation des fils et ses finitions sont tout aussi importants. Notre guide complet des tissus pour la couture détaille ces différences.

Les principaux tissus en soie

Le satin de soie

Le satin est probablement l’étoffe que l’on associe le plus spontanément à la soie. Pourtant, le satin n’est pas une matière, mais une armure de tissage. Il existe donc du satin de soie, mais aussi du satin de polyester, de viscose ou de coton.

Le satin de soie possède généralement un endroit très lisse et lumineux et un envers plus mat. On l’utilise notamment pour :

  • les robes ;
  • les jupes ;
  • les chemisiers ;
  • la lingerie ;
  • les nuisettes ;
  • les accessoires ;
  • certains vêtements de cérémonie.

Sa surface très lisse peut cependant compliquer la coupe et l’assemblage : les différentes épaisseurs ont tendance à se déplacer les unes par rapport aux autres.

La mousseline de soie

La mousseline est très légère, fine et transparente. Son aspect aérien permet de créer du mouvement et des effets de superposition. Elle est utilisée pour les robes fluides, les manches transparentes, les foulards et les vêtements de cérémonie.

Mais son utilisation ne se limite pas au vêtement. Sa transparence et sa légèreté permettent également de travailler la diffusion de la lumière, ce qui explique son intérêt dans certaines créations décoratives et certains abat-jour textiles. Sa finesse la rend néanmoins délicate à couper et à assembler.

Le crêpe de soie

Le crêpe possède une surface légèrement granuleuse obtenue notamment grâce à la préparation et à la torsion des fils. Le crêpe de Chine est l’une de ses variantes les plus connues.

Son tombé fluide et son aspect généralement moins brillant que le satin en font une matière particulièrement intéressante pour les robes, les chemisiers, les pantalons fluides et les jupes.

L’organza de soie

L’organza est fin et transparent mais possède davantage de tenue que la mousseline. Il permet donc de créer du volume sans apporter beaucoup de poids. On le retrouve dans les robes de mariée, les vêtements de cérémonie, les manches, les volants et certaines réalisations de haute couture. Sa transparence permet également de créer des superpositions particulièrement intéressantes.

Le taffetas de soie

Le taffetas possède une structure plus ferme et un aspect légèrement cassant. Il conserve bien les volumes et convient aux vêtements structurés, aux robes de cérémonie et aux jupes volumineuses.

Le taffetas trouve également sa place dans la décoration textile et la fabrication d’abat-jour. Sa tenue et ses reflets peuvent produire des effets très intéressants lorsque l’étoffe est éclairée.

Le pongé de soie

Le pongé de soie est léger, souple et généralement moins brillant qu’un satin. Il est souvent utilisé pour les doublures, les foulards, la peinture sur soie et certains vêtements légers.

Mais le pongé ne doit pas être considéré uniquement comme une doublure. Il peut également être utilisé comme tissu visible, notamment en décoration ou dans certaines réalisations d’abat-jour, lorsque l’on recherche une matière fine et légère.

Le twill de soie

Le twill se reconnaît à ses fines diagonales. Sa construction lui apporte davantage de tenue et de résistance que certaines soies très fluides. Il est particulièrement connu pour son utilisation dans les foulards haut de gamme, mais peut également être utilisé pour des accessoires ou certains vêtements.

La soie dans la mode : une matière emblématique des grandes maisons

Depuis des siècles, la soie occupe une place privilégiée dans la mode. Sa légèreté, son tombé, sa capacité à prendre la couleur et surtout la diversité des étoffes obtenues à partir de cette fibre en font une matière particulièrement appréciée des couturiers.

Une robe en mousseline peut être presque aérienne, tandis qu’un taffetas permet de créer des volumes beaucoup plus architecturés. Le satin accompagne les mouvements du corps et joue avec la lumière, alors que l’organza apporte de la transparence tout en conservant une certaine tenue.

Les célèbres carrés de soie Hermès

Impossible de parler de soie sans évoquer le carré Hermès, devenu l’un des exemples les plus connus du travail de cette matière dans l’accessoire de mode.

La maison Hermès lance son premier carré de soie en 1937. Le format classique de 90 × 90 cm est réalisé en twill de soie, une étoffe reconnaissable à ses fines diagonales.

Ce choix n’est pas uniquement esthétique. Le twill possède suffisamment de tenue pour conserver la forme du foulard tout en restant souple. Sa surface se prête également particulièrement bien aux dessins et aux couleurs.

La réalisation d’un foulard imprimé fait intervenir plusieurs savoir-faire : création du dessin, préparation des couleurs, impression, traitements de l’étoffe et finitions. Les bords des carrés traditionnels sont notamment terminés par un roulotté. Le carré de soie illustre parfaitement la rencontre entre matière, dessin, couleur et savoir-faire textile.

De la haute couture aux vêtements du quotidien

De nombreux grands couturiers ont exploité les possibilités offertes par les différentes étoffes de soie. Christian Dior, Yves Saint Laurent, Hubert de Givenchy ou Cristóbal Balenciaga, parmi beaucoup d’autres, ont travaillé la fluidité, la transparence, la brillance ou au contraire la capacité de certaines soies à construire des volumes.

Un couturier peut rechercher la fluidité d’un crêpe pour accompagner le mouvement du corps, utiliser plusieurs épaisseurs de mousseline pour créer de la légèreté ou choisir un taffetas pour construire une jupe qui conserve son volume.

C’est aussi pour cette raison que connaître la fibre ne suffit pas en couture. Deux tissus composés à 100 % de soie peuvent exiger des techniques de coupe et d’assemblage totalement différentes.

Le dupion : une soie qui assume ses irrégularités

Le dupion de soie, parfois appelé dupioni, possède une texture reconnaissable, avec des irrégularités et des variations d’épaisseur visibles dans le fil. Ces irrégularités participent justement au caractère de l’étoffe.

Le dupion possède généralement davantage de corps qu’un satin ou qu’un crêpe très fluide. Il peut présenter de beaux reflets, notamment lorsque les fils de chaîne et de trame sont de couleurs différentes. Cette matière se prête particulièrement bien aux créations où l’on souhaite conserver une certaine structure :

  • robes et jupes ;
  • vestes ;
  • vêtements de cérémonie ;
  • coussins décoratifs ;
  • tentures ;
  • accessoires ;
  • abat-jour.

Dans la décoration et les abat-jour, ses irrégularités deviennent particulièrement intéressantes lorsque la matière est éclairée : la lumière révèle la texture du fil et donne davantage de profondeur à l’étoffe.

La soie sauvage : un aspect plus brut et plus texturé

On rencontre également dans le commerce l’appellation « soie sauvage ». Il faut cependant être prudent avec ce terme, car il peut recouvrir des étoffes et des origines différentes. Toutes les soies présentant un aspect irrégulier ne proviennent pas nécessairement de vers vivant à l’état sauvage.

Certaines soies issues d’autres espèces, comme les soies tussar ou tasar, possèdent naturellement des teintes et des textures différentes de la soie blanche traditionnellement associée au Bombyx mori. Elles peuvent présenter des nuances beige, miel ou dorées et un aspect moins uniforme.

Pour le couturier ou le décorateur, ces caractéristiques deviennent un véritable élément esthétique. On ne recherche alors plus nécessairement une surface parfaitement lisse : c’est justement l’irrégularité du fil qui donne son caractère au tissu.

Comment choisir une soie pour un projet de couture ?

Choisir une soie uniquement parce que sa couleur ou son aspect nous plaît est rarement suffisant. Il faut observer :

  • son poids ;
  • son épaisseur ;
  • sa transparence ;
  • son tombé ;
  • sa stabilité ;
  • sa capacité à se froisser ;
  • sa réaction à la lumière ;
  • l’usage auquel elle est destinée.

Une mousseline et un taffetas peuvent tous deux être en soie, mais ils ne pourront absolument pas être utilisés de la même façon. Pour une blouse fluide, on pourra rechercher un crêpe léger. Pour une robe très aérienne, une mousseline sera plus appropriée. Pour construire du volume, l’organza ou le taffetas seront plus intéressants. Pour une robe souple et lumineuse, le satin pourra être privilégié.

En couture, le choix du tissu fait partie intégrante de la conception du vêtement — un principe que nous détaillons dans notre article sur les tissus à choisir pour coudre ses vêtements.

Comment fabrique-t-on la soie ?

La fabrication commence bien avant le métier à tisser. L’ensemble des techniques consacrées à l’élevage du ver à soie et à la production de la matière porte le nom de sériciculture.

L’élevage des vers à soie

Le Bombyx mori est étroitement lié au mûrier. Après l’éclosion des œufs, les petites chenilles sont nourries principalement avec des feuilles de mûrier, qu’elles consomment en quantité croissante au fur et à mesure de leur développement. Elles connaissent plusieurs mues avant d’atteindre le stade où elles vont construire leur cocon.

L’élevage demande une surveillance importante. La nourriture, la température, la ventilation et l’hygiène jouent notamment un rôle dans le développement des chenilles. Dans les régions françaises historiquement productrices, notamment les Cévennes, les bâtiments consacrés à cet élevage étaient appelés des magnaneries.

Comment le ver à soie fabrique-t-il son cocon ?

Lorsque la chenille arrive au terme de sa croissance, elle cesse progressivement de s’alimenter. Ses glandes séricigènes produisent une substance qui forme un filament au contact de l’air.

La chenille effectue continuellement des mouvements et dépose progressivement ce filament autour de son corps. Pendant plusieurs jours, elle s’enferme ainsi dans une enveloppe protectrice : le cocon.

La longueur du filament est spectaculaire : un seul cocon peut renfermer plusieurs centaines de mètres de filament continu, voire davantage selon les conditions et les variétés. C’est l’une des grandes particularités de la soie. Les fibres du coton, par comparaison, sont beaucoup plus courtes et doivent être assemblées par filage.

Que devient le ver à l’intérieur du cocon ?

Dans son cycle naturel, la chenille se transforme en chrysalide puis en papillon. Pour sortir, le papillon doit cependant percer la paroi du cocon, ce qui rompt le long filament de soie.

Dans la sériciculture conventionnelle destinée à produire de longs fils continus, les cocons sont donc généralement traités avant l’émergence du papillon. Cette particularité du procédé traditionnel est aujourd’hui à l’origine de questions éthiques autour de la production de la soie.

Il existe également des modes de production alternatifs dans lesquels le papillon peut sortir du cocon avant la récupération de la fibre. Les filaments étant alors interrompus, leur transformation nécessite des techniques différentes.

Du cocon au fil de soie

Le filament du cocon est maintenu par une substance naturelle appelée séricine. Les cocons sont placés dans de l’eau chaude afin de ramollir cette matière et permettre de retrouver l’extrémité du filament. Commence alors une opération essentielle : le dévidage.

Le filament d’un seul cocon étant extrêmement fin, plusieurs filaments sont réunis pour obtenir un fil utilisable. Les fils peuvent ensuite être assemblés et recevoir différentes torsions au cours d’une opération appelée moulinage. Cette préparation influence directement les caractéristiques du futur tissu.

Le décreusage : révéler la douceur de la soie

Une partie de la séricine présente autour des filaments peut ensuite être éliminée. Cette opération s’appelle le décreusage. Elle permet d’obtenir une matière généralement plus douce, plus souple, plus brillante et plus agréable au toucher.

Comment teint-on la soie ?

La soie possède une excellente affinité avec de nombreux colorants, ce qui permet d’obtenir des couleurs profondes et lumineuses. La teinture peut intervenir à différents moments de la fabrication : les fils peuvent être teints avant le tissage, ou l’étoffe peut être teinte une fois fabriquée.

La soie est alors placée dans un bain colorant dont plusieurs paramètres sont contrôlés : température, durée, concentration ou encore pH.

Historiquement, les teinturiers utilisaient de nombreuses matières colorantes naturelles provenant notamment de plantes, de racines, de bois ou d’autres substances. Les procédés contemporains utilisent également des colorants de synthèse, qui permettent une très grande diversité de nuances et une meilleure reproductibilité des couleurs. Cette aptitude à restituer la couleur contribue largement à la beauté des étoffes de soie.

Du fil de soie au tissu : le métier à tisser

Une fois les fils préparés, ils peuvent être installés sur un métier à tisser. Les fils disposés dans la longueur constituent la chaîne. Le fil qui les croise transversalement constitue la trame.

Le métier à tisser soulève certains fils de chaîne pendant que la trame passe entre eux. La répétition de ce mouvement construit progressivement l’étoffe. La manière dont les fils s’entrecroisent constitue l’armure du tissu.

C’est en modifiant cette construction, mais également la préparation et la torsion des fils, que l’on obtient des étoffes très différentes : satin, taffetas, organza, mousseline ou crêpe.

Du métier à bras au métier Jacquard

Pendant des siècles, les étoffes étaient produites sur des métiers manuels et la réalisation de dessins complexes demandait un travail considérable. Au début du XIXe siècle, la mécanique développée et perfectionnée autour du système Jacquard facilite la sélection des fils de chaîne et permet de réaliser beaucoup plus efficacement des motifs tissés complexes. Cette évolution est étroitement associée à l’histoire de la soierie lyonnaise.

Les métiers industriels modernes sont désormais largement automatisés et pilotés électroniquement, mais ils reposent toujours sur le même principe fondamental : organiser l’entrecroisement des fils pour construire progressivement l’étoffe.

Existe-t-il encore des élevages de vers à soie en France ?

Oui, mais dans des proportions très différentes de celles du passé. La France a connu une importante activité séricicole, particulièrement dans les Cévennes. Pendant plusieurs siècles, de nombreuses familles élevaient les vers à soie et les mûriers faisaient partie du paysage.

Au XIXe siècle, plusieurs maladies frappent les élevages. Louis Pasteur intervient notamment dans les Cévennes pour travailler sur la pébrine, une maladie qui affecte les vers à soie. À ces difficultés s’ajoutent progressivement la concurrence internationale puis le développement des fibres artificielles et synthétiques. L’activité française décline fortement au cours du XXe siècle.

Il subsiste aujourd’hui en France des élevages et différentes initiatives destinées à préserver ou à faire revivre la sériciculture, notamment dans les Cévennes, mais il ne s’agit plus de la grande industrie qui existait autrefois. Pour approfondir cette histoire, le Musée de la Soie des Cévennes constitue une ressource particulièrement intéressante sur l’élevage du ver à soie, la filature et le tissage.

La soie dans la couture vêtement

La diversité des étoffes de soie permet de réaliser une quantité considérable de vêtements :

  • chemisiers ;
  • blouses ;
  • robes ;
  • jupes ;
  • pantalons fluides ;
  • lingerie ;
  • doublures ;
  • robes de mariée ;
  • vêtements de cérémonie.

Mais travailler la soie demande de comprendre précisément la matière que l’on a entre les mains. Une mousseline très légère ne se coupe pas comme un taffetas. Un satin très fluide peut glisser lors de l’assemblage. Une aiguille trop grosse peut laisser une marque définitive dans certaines étoffes particulièrement fines.

Le choix de l’aiguille, du fil, de la longueur du point, de la technique de coupe et des finitions doit donc être adapté au tissu.

Les essais sur une chute sont particulièrement importants. Ils permettent de vérifier la tension du fil, la longueur du point, la réaction de l’étoffe à l’aiguille, son comportement au repassage et son éventuelle tendance à marquer.

Ces gestes s’acquièrent en atelier : c’est tout l’objet de la préparation au CAP Métiers de la mode – vêtement flou, que l’on peut suivre en présentiel à Versailles, à distance ou en formule hybride.

La soie dans la couture d’ameublement et la décoration

La soie ne se limite absolument pas à l’habillement. Elle possède une longue histoire dans la décoration intérieure et la couture d’ameublement. On peut notamment la retrouver dans :

  • les rideaux et doubles rideaux ;
  • les tentures ;
  • les coussins décoratifs ;
  • certains dessus-de-lit ;
  • les panneaux textiles ;
  • les passementeries ;
  • certaines réalisations décoratives haut de gamme.

Le choix doit cependant être effectué en fonction de l’usage. Un tissu destiné à un rideau n’est pas soumis aux mêmes contraintes qu’un coussin ou qu’un vêtement. Il faut notamment prendre en compte sa résistance, son poids, son exposition à la lumière et son comportement dans le temps.

Une soie exposée durablement au soleil peut se fragiliser et se décolorer. Pour des rideaux en soie, une doublure adaptée peut donc jouer un rôle important en protégeant l’étoffe tout en améliorant son tombé.

Satin de soie écru drapé, cocons et ver à soie sur des feuilles de mûrier